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[Web Creator] [LMSOFT]
Emetteur du Mt Agel pour la réception de TMC dans tous le département sur le canal 08 en VHF et sur le canal 30 en UHF
RTF Années 1950
TMC en 1954
Le site du Pic de l'Ours situé sur les hauteurs de St Raphael est le principal Emetteur du département pour la réception des 6 programmes Français
la technique 
180 lignes pour un téléviseur
C'est en 1935, sous l'impulsion de Georges Mandel, alors ministre des P & T, que les travaux de René Barthélémy se développent rapidement.
Dès le mois d'avril de cette même année, un studio de télévision est aménagé dans les locaux du ministère des P & T, rue de Grenelle. Le 26 avril, la première émission publique de télévision voit le jour, par le poste Radio-PTT Vision. La diffusion en 180 lignes (noir et blanc bien sûr) est mise au point, et un émetteur ondes courtes d'une puissance de 10 KW est installé au sommet de la Tour Eiffel. Des programmes réguliers sont alors diffusés.
L'année suivante, des émissions expérimentales démarrent à Lyon, Toulouse, Limoges et Lille. Le 22 avril 1936, Marc Chauvierre présente le Visiodyne Baby devant la société des radioélectriciens, un récepteur à tube cathodique de 180 lignes.
En juillet 1937, à l'esposition universelle, le pavillon de la radio et de la télévision est inauguré. Un studio diffuse en 445 lignes. A cette occasion, Jacques Donot commente le premier reportage télévisé en direct.

455 lignes avant la guerre
Un an plus tard, un décret définit pour trois ans le standard en 455 lignes. La télévision se regarde à cette époque essentiellement dans les lieux publics. Ainsi, à l'occasion des fêtes du 11 novembre, deux salles publiques sont ouvertes à Clichy et dans le XVIème arrondissement.
En 1939, la première et unique chaîne de télévision française ne compte que 6 collaborateurs permanents, un studio, une seule caméra fixe, pour un budget de 1,8 millions de francs.
Au mois de septembre 1939, suite à la déclaration de guerre avec l'allemagne, toutes les émissions sont stoppées.

Les années 50, direct et télécinéma
"Après les balbutiements de l'avant-guerre et la mise en place de Cognacq-Jay, le redémarrage est rendu possible par un arrêté de 1948, qui fixe à un lignage de 819 lignes le standard technique d'émissions et de réception (la France rejoindra ensuite le reste de l'Europe en optant pour le 625 lignes, encore en oeuvre aujourd'hui). Dans les années cinquante, la télévision française dispose essentiellement de deux sources d'images; le direct représente, jusqu'à cette date, environ 35% des heures diffusées. Le reste, c'est du télécinéma, avec au départ, une majorité de production extérieure. Grâce à des efforts constants, la production propre film l'emporte sur les achats, à la fin des années cinquante. Entre temps, le volume des programmes s'est considérablement accru, de 162 heures en 1950 à 1231 en 1952 puis 2881 en 1961.

Au redémarrage de la télévision après-guerre, toutes les images partent du centre de Cognacq-Jay, qui ne fermera ses portes qu'en 1993, lorsque la première chaîne, TF1, déménagera à Boulogne-Billancourt. Mais l'éparpillement géographique qui sera tant critiqué par la suite (les rythmes des autorisations budgétaires ne suivent que difficilement la voracité de l'antenne) est très rapide. La télévision diffuse de la variété en direct à partir de théâtres (le Moulin de la Galette), et surtout s'installe dans les studios de cinéma. Incendié en 1953, alors que la télévision y louait déjà des locaux, le centre Gaumont des Buttes-Chaumont est racheté, réaménagé, inauguré en 1957. En 1961, la télévision française utilise déjà des studios rue Francoeur à Paris, à Joinville dans la banlieue est. A cette date, elle dispose, à Paris, de 6 studios vidéo, 8 studios de tournage film, de 6 magnétoscopes et de 12 télécinémas. A partir de 1963, elle utilisera aussi une partie de la Maison de l'ORTF (la future Maison de Radio-France, quai Kennedy, à Paris).
Dans le studio originel de Cognac-jay, qui deviendra plus tard le studio 1, les caméras (deux au départ) sont lourdes (plus de 100 kilos), exigent un éclairage considérable. le cameraman y prend place dans un siège et regarde dans un viseur optique situé dans le pied de la caméra. Le nombre et la qualité de ces caméras vont croître, jusqu'à quatre ou cinq caméras en fin de période, avec des tourelles à quatre objectifs. Il faut faire pivoter la tourelle pour changer d'objectif et donc de focale. Le zoom, aujourd'hui familier à tous les photographes et cinéastes amateurs, n'est utilisé qu'à partir de 1959 pour les caméras 35 mm film, avant d'être adapté aux caméras vidéo."

Extrait de la grande aventure du petit écran - BDIC


TELE MONTE CARLO

Le 19 novembre 1954, jour de la fête nationale monégasque, Télé Monte-Carlo est inaugurée par Son Altesse Sérénissime le Prince Rainier III de Monaco. C’est la plus ancienne télévision privée d'Europe, née un an avant Télé Luxembourg. Son siège était alors situé dans les locaux de Radio Monte-Carlo au 16 boulevard Princesse Charlotte à Monte-Carlo. Sa diffusion hertzienne analogique s'opère depuis les émetteurs du Mont Agel (Alpes-Maritimes). C'est en 1952 que le ministère français des armées accorde à Radio Monte-Carlo l'autorisation d'occuper cette parcelle du domaine public militaire située au-dessus de la Principauté de Monaco. Ce site est assez élevé et dégagé pour satisfaire aux besoins techniques de diffusion des ondes radio. Le bassin de diffusion initial de Télé Monte-Carlo comprend, outre la Principauté, toute la Côte d'Azur de Menton à Toulon ainsi que la Corse qui sont alors les premières régions françaises à recevoir la télévision, bien avant l’arrivée de la Radiodiffusion-télévision française qui ne couvre pas encore tout le territoire français. Le standard de diffusion retenu est le VHF 819 lignes français au développement duquel a participé le président de Télé Monte-Carlo, Henri de France. La chaîne est autorisée par l'UER à émettre à la fois en bande III sur le canal 10-H, et de façon expérimentale en bande I sur le canal 2-H. Mais ce dernier, utilisé entre temps par la RTF à Bastia, sera rapidement abandonné, sa zone de réception effective n'apportant pas le "plus" en audience que pouvaient laisser espérer ses fréquences en bande basse. La gigantesque antenne panneau du Mont-Agel, orientée vers la Côte d'Azur, permet d'ailleurs au canal 10 de Télé Monte-Carlo d'être reçu jusque dans les quartiers hauts de Marseille et sur le littoral nord de la Corse, largement au-delà des prévisions initiales.
Au début des années 1970, s'inspirant du modèle de concurrence britannique BBC-ITV, un projet d'extension de TMC sur toute la France reçoit l'appui du ministre des finances français, Valéry Giscard d'Estaing. Mais ce projet "Canal 10" ne verra jamais le jour, le président Georges Pompidou, farouche partisan du monopole de l'ORTF, s'y étant opposé. De même, lors de la bataille entre les standards PAL et SECAM en Italie, lorsque les industriels le lui suggèrent pour mieux pénétrer ce gigantesque marché, Georges Pompidou refusera d'autoriser TMC à émettre en italien vers Rome à partir de l'émetteur ORTF de Bastia pour inciter les Italiens à acheter des récepteurs SECAM.
Le 24 décembre 1973, TMC diffuse ses premières émissions en couleur, à la fois sur le canal 10 VHF SECAM L, reconverti du standard 819 lignes au nouveau standard français 625 lignes, et sur le nouveau canal 30 UHF SECAM L dont la zone de réception est bien plus réduite.

Souce : http://fr.wikipedia.org/wiki/TMC_Monte_Carlo

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